Wang Ze, surnommé Aze, est né en novembre 1968 dans une petite ville de l'est de la province du Sichuan, en Chine. Son père était employé dans une librairie locale et sa mère était l'une des femmes typiques d'une famille chinoise traditionnelle. Dans la petite ville tranquille de ZiGong, Aze a passé son enfance et son adolescence dans un état de transe et de simplicité. Après avoir échoué à deux années consécutives d'examens pendant ses études secondaires, et grâce à la persistance et aux encouragements de sa mère, Aze a été admis à une école d'art à laquelle il aspirait en 1985, avec une première place dans sa spécialité. Quatre ans plus tard, il s'est inscrit au département de peinture à l'huile, sa matière préférée. Il a passé huit années, au total, à l'Institut des beaux-arts du Sichuan.
Après avoir obtenu son diplôme universitaire en 1993, sous l'impact du grand développement de la Chine, Aze a travaillé dans des galeries d'art, des agences de publicité, des périodiques et des magazines, ainsi que dans des librairies. Pendant cette période, il a peint des panneaux d'affichage, a travaillé dans le secteur de la publicité, a conçu des livres d'images, a été responsable de l'édition et de la distribution, a travaillé sur des projets de rénovation, a dessiné des rendus d'intérieur et a été compétent dans la gestion des publications périodiques dans de grandes entreprises d'État, ainsi qu’a également fait ses propres affaires.
Au cours de deux décennies, ses riches expériences de vie et son expérience sociale ont permis à Aze de mener une vie de style qu'il souhaitait. Il a grandi dans un environnement de librairie, et ce contexte d'enfance l'a amené à revenir à ses souvenirs d'enfance. Au cours des dix dernières années, la publication des albums illustrés, la culture et l'éducation artistique des enfants, ainsi que les activités d'échange d'artistes sont devenues ses axes de travail et de recherche favoris.
Actuellement, Aze vit et vit à Part-Sainte-Foy-et-Ponchapt, France.Tout en créant ses propres peintures, il s'est également engagé dans la promotion internationale de l'art de la création de livres d'images pour enfants et de l'oeuvre originale des livres d’images.
Dernière exposition d'art
“ Souvenirs de France et de Chine ”
C'est d'abord l'amour de leurs oeuvres artistiques,littéraires et scientifiques, qui les a amenés à naviguer les uns vers les autres, depuis les ports de l'Est et de l'Ouest, au début du vingtième siècle. Dans ces pays et cultures si différents, leurs amitiés ont changé leurs vies.
Que ces amitiés durent pour toujours !
欣赏,让他们在二十世纪初,从东方和西方的港口出发,驶向彼此的国度。从此,友谊在内心深处、在异域的生活里、在彼此的文化中生根发芽。无数的岁月时光,使文学和艺术滋养出友谊的巨大羽翼,让生命自此展翅于尘埃之上、翔翱至今。
"Pinceau marchant"
Exposition des peintures de Wang Ze.
À l'âge de 15 ans, Wang Ze a quitté sa petite ville natale avec un désir ardent de voir le monde et de le peindre. Etudiant, travaillant, fondant une famille et organisant des actions bénévoles, il s'est déplacé de ville en ville pendant près de quarante ans en Chine.
Toutes les incertitudes, les pertes et les souffrances auxquelles il a été confronté ne lui on jamais fait perdre espoir. La littérature était comme une lumière qui l'a guidé et la peinture comme une graine qui a germé dans son cœur.
Cette exposition rassemble des peintures de Wang Ze datant de différentes périodes. Sous ses traits épais à l'huile, on peut trouver son amour profond et sa sincérité pour la vie ; à travers la lumière de ses aquarelles légères, on peut sentir son immense attachement à la nature ; et si vous vous approchez pour regarder les lignes fluides des esquisses, vous entendrez comme les cordes d'un violon jouant un doux solo.
Les dix-sept tableaux permettent de ressentir le parcours de l'artiste. En chemin, la littérature et la peinture ont été comme deux jambes qui l' ont soutenu dans sa recherche, jusqu'à ce qu'il trouve un nouveau chez soi en France.
Selon ses propres mots, la littérature et la peinture ont sauvé son âme. Parti d'une petite ville tranquille de Chine, en arrivant en France quarante plus tard, il y a retrouvé une vie dans un beau village en pleine nature.
Chinois/Wang Ze Traduire /David Liziard
Ze WANG.
Artistes-Auteurs
“Le†reliquaire†monolithe” 100x80 CM Oil on canvas 2023
“Bergerac”01 24X30 CM Crayon fusain 2024
illustration
“Bergerac”04 24X30 CM Crayon fusain 2024
Expositions en cours
“Partir · 2008” 100X100 CM Huile sur toile 2008
“Bergerac”05 24X30 CM Crayon fusain 2024
« Dialogue — Tradition et Contemporanéité »
Exposition Internationale d’Art de la Vallée de la Dordogne
France · 2026
« Lettre aux artistes exposants »
Chers artistes, chers jeunes peintres,
L’« Exposition internationale d’art de la Dordogne, France » se tiendra du 15 au 31 août prochains.
En tant que commissaire de cette édition, j’éprouve, comme tant d’amoureux de l’art, une attente sincère et une confiance profonde à l’égard de cette rencontre.
Cette attente et cette confiance ne procèdent ni de conditions matérielles particulièrement favorables, ni d’un contexte historique que l’on qualifierait de prospère. Elles trouvent leur source dans le talent des artistes exposants, et dans la connaissance que j’ai de chacun d’entre vous.
Plus précisément encore, cette confiance naît du fait que, même en une époque marquée par une forte matérialisation du monde et par la prévalence de l’opportunisme, vous conservez au fond de vous un attachement véritable à l’art et une foi vivante dans l’existence. Ce que nous pouvons attendre avec une joie renouvelée, c’est qu’au cours de cette édition vous exprimiez, par les voies de l’art et de la littérature, vos observations sur la réalité présente et vos réflexions esthétiques, dans un esprit d’ouverture et de partage.
Le thème de l’exposition, « Tradition et Contemporanéité », ne manquera sans doute pas de susciter discussions et interprétations. Son intitulé peut paraître chargé de considérations théoriques et philosophiques ; certains pourraient y voir une ambition excessive, voire un défi dépassant nos forces. Des amis bienveillants suggéreront peut-être qu’il suffirait de présenter une œuvre aboutie, sans nécessairement s’aventurer sur un terrain conceptuel susceptible d’engendrer des débats.
Je ne chercherai nullement à contester ce point de vue ; je le comprends même volontiers. Car je demeure convaincu que la première tâche d’un peintre est de créer une œuvre juste et accomplie. L’œuvre elle-même reste, en effet, le mode d’expression le plus authentique de l’artiste. Permettez-moi cependant, à l’occasion de cette lettre, de partager avec vous, en tant que praticien et commissaire d’exposition, quelques réflexions issues de mon propre parcours.
L’œuvre est l’incarnation des émotions, des pensées et des capacités de son créateur. Les lignes et les traits, ainsi que les couleurs, constituent l’extériorisation du monde intérieur de l’artiste.
Devant les chefs-d’œuvre conservés dans les musées, il est aisé de constater que les artistes véritablement irremplaçables possèdent la faculté de transformer leurs idées et leurs sentiments en formes durables.
Dans leurs tableaux, les lignes, les traits et les couleurs ne se limitent plus à une fonction décorative ou structurelle : ils deviennent la trace vivante d’une pensée.
La lumière et les contrastes cessent d’être de simples emprunts aux phénomènes naturels ; ils participent à la construction d’un ordre intérieur, à la transmission d’une signification symbolique et à l’élévation spirituelle de l’œuvre.
En mars 1846, à la suite du Salon de Paris, Charles Baudelaire publia son célèbre texte critique, Le Salon de 1846, où il écrivait :
« Le dessin est la forme logique, la structure ; la couleur est la vie, la présence et l’harmonie qui surgit de la confrontation des tons. »
Dans Pensées d’Ingres, publié en 1870 par la Librairie Plon, Dominique Ingres affirmait quant à lui :
« Le dessin est la probité de l’art. »
Ces paroles continuent de nous accompagner.
Chers amis artistes, si j’évoque ces références, que l’on ne croie pas que je m’autorise une quelconque suffisance. Avant même d’écrire cette lettre, je me suis rappelé la nécessité de demeurer éloigné de toute légèreté. Face aux grandes œuvres des artistes et des écrivains, je conserve le respect le plus profond et la plus sincère humilité. Comme vous, je n’ai fait qu’entrer, à un moment opportun de ma vie, en contact avec la lumière émanant de leurs âmes et de leurs pensées — lumière dont j’ai eu la chance de bénéficier durant mes années de jeunesse.
Je me suis souvent demandé ce qui leur avait donné cette passion du beau, cette maîtrise technique éclatante et cette foi inébranlable dans l’art. Je sais que, même en consacrant toute une vie à cette quête, je ne pourrais parcourir qu’une infime portion de leur chemin.
La beauté est partout, mais elle ne se laisse ni aisément découvrir ni pleinement saisir. La beauté de la création ne se révèle qu’aux âmes animées d’un immense enthousiasme et d’une détermination profonde.
Les grandes œuvres ne m’ont jamais plongé dans le découragement ni l’égarement ; au contraire, elles m’ont fait ressentir la valeur et la délicatesse de notre existence fragile. À quinze ans, la lecture du roman Jean-Christophe de Romain Rolland marqua pour moi une véritable initiation. Dans le huitième volume, La Foire sur la place, on peut lire cette phrase qui m’accompagne encore :
« Il n’y a qu’un héroïsme au monde : c’est de voir le monde tel qu’il est et de l’aimer. »
Avec le temps, nous comprenons que la beauté des saisons réside dans leur succession, et celle de la création dans une lente intégration. L’habitude d’explorer l’art permet de préserver la sensibilité originelle et la curiosité face au monde. L’accord subtil de la main, de l’œil et du cœur conduit l’artiste à percevoir les nuances les plus fines de la beauté. En exprimant son intériorité, il se rapproche également de l’essence de la vie et de la nature.
Chers artistes, beaucoup d’entre vous suscitent mon admiration sur les chemins escarpés de la création ; vous êtes pour moi à la fois amis et maîtres. Vos œuvres m’émeuvent et m’invitent à la contemplation. Parmi les artistes internationaux de cette édition, certains maîtrisent avec clarté l’esthétique classique ; d’autres affirment avec constance une vision humaniste ; certains trouvent dans la nature un mode d’existence harmonieux ; d’autres perçoivent, à travers la couleur, la chaleur de l’âme humaine ; d’autres encore semblent déjà tenir la clé esthétique capable d’ouvrir une porte sur leur époque.
Plus significatif encore : chez les jeunes peintres exposés cette année, dans l’éclat de leurs regards, nous apercevons cette lumière de l’art qui, à travers l’histoire humaine, ne s’est jamais éteinte.
En tant que commissaire, c’est un honneur d’accomplir avec vous cette exposition internationale, singulière et profondément humaine. Je suis convaincu que votre talent artistique et votre intégrité personnelle vous permettront, que ce soit par le pinceau que vous maniez avec assurance ou par le stylo-plume longtemps posé sur votre bureau, d’interpréter avec simplicité et richesse le thème de cette année : « Tradition et Contemporanéité ».
Cette exposition ne constitue pas seulement un hommage à l’art ; elle est aussi un moment où, face aux désordres du monde, des artistes venus d’horizons différents se rassemblent. Guidés par une ardeur sincère, nous cherchons ensemble à nous rapprocher de la vie et à poser sur la réalité un regard plus attentif et plus doux.
Le Commissaire d’exposition : Ze WANG
Traduire:David LIZIARD
28 février 2026, au matin
《Souvenirs de France et de Chine》 Stylo + aquarelle 2024
“Un livre n’est pas une chose morte, il est aussi vivant que l’âme qui l'a conçu ; il conserve en lui l’intelligence vivante qui lui a donné le jour. Les livres préservent comme en un flacon la plus pure essence de l’intellect vivant qui les a fait naître.”
- John Milton
《Areopagitica:A Speech for the Liberty of Unlicensed Printing .1644》